Petite anecdote

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On vit loin de vous, parachutées au-dessus de tout, à 100 à l'heure, emportées dans une euphorie d'excès en tout genre. On boit trop, on embrasse trop, on danse jusqu'à plus tenir debout, on couche trop. On ne dort pas assez. Tourbillon infernal qui nous précipite immanquablement dans les bras d'un des plus beaux gosses de chaque soirée. En général, il se trouvait là par hasard, invité par une groupie dégoulinante d'envie qui avait investi ses économies pour l'inviter. Ultime tentative de désespoir miteux pour approcher ce corps de rêve. Désolée ma grande, ça a beau faire un an et demi que tu tournes autour, que tu multiplies les rires bêtes à la moindre de ses paroles, que tu portes une attention démesurée à ses propos chiants, que tu roucoules doucement dans ses parages, que t'en rêves la nuit et lui cours après le jour, et que tu vas jusqu'à payer cher pour l'avoir dans ce cadre propice à conclure ton manège pathétique, c'est raté! Il repartira au bras de l'une de nous deux, suspendu à nos lèvres et dingue de nos corps. Il gardera de toi un vague souvenir d'une fadasse nana collée à ses bask', et de nous un souvenir haut en couleurs et en frissons de deux bombes désirables à souhait. On le connaît depuis une heure et demie. Il nous adore. Il rêve de nous revoir, il ressasse en boucle dans sa tête la sensualité de nos baisers fougueux. Il t'a oublié. Prie pour qu'il ne te raconte pas le contenu torride de sa nuit.


- Toi -

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# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:30

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 16:48

Lui

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En réalité, notre univers ne se borne pas à toi, moi et "eux".
Toi, femme enfant fondante et désarmante, pourtant tellement machiavélique
Moi, femme fatale sensuelle et envoûtante qui se fout ouvertement de vous
Eux, brouillon informe, masse anonyme d'anciennes conquêtes tous égaux devant notre indifférence.
Il y a aussi Lui...
Lui est un personnage qui m'exaspère. Lui a un charme capable de me faire trésaillir. Lui a les yeux qui brillent de malveillance. Lui a dans son sourire la jouissance de la supériorité.
Lui est le reflet de ma propre existence. Sa vie futile se base sur les principes de la mienne. Lui sourit beaucoup, raconte n'importe quoi, joue et gagne à chaque fois, ment effrontément et tout le monde le croit. Lui fascine par sa gueule d'amour, ses propos insensés, sa confiance en lui... Lui prend tout le monde de haut, aime plaire et déplaire mais ne laisse personne indifférent, terrorise les timides et met à genoux les autres. Lui a croisé mon chemin. Et je maudis cet instant.
Lui a joué à mon jeu, a extorqué mes règles, a pris mon rôle, a prononcé mes répliques, a utilisé mes tactiques, a saccagé mon terrain, a remporté ma victoire. Lui a failli faire de moi un contact MSN anonyme de plus, un numéro inconnu de plus dans son portable, un visage sans nom de plus dans son palmarès.
Lui est le mal car il est moi. Lui a mes défauts et mes capacités. Lui peut me désarmer. Lui sait me désarmer. Mais vous, vous ne savez pas...

- Toi -

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# Posté le vendredi 08 décembre 2006 17:56

Modifié le mercredi 07 février 2007 10:16

Oh nan pas lui...

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Au détour d'une rue, en sortant de la fac ou en allant faire les courses, il m'arrive souvent de tomber sur un de mes boulets attitrés et là la situation ressemble souvent à ça ... :


- OOOOOOOhhhhhhhhhhhhh Saaluuut, ça fait super longtemps qu'on s'est pas vu, ça ...
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M'a pas tant dérangé que ça merci. Va bien ouais, ..... hmm'et toi ?
- Bah bien, je ...
-
m'en fous de ce que tu me raconte, si tu savais, j'aurais pas du sortir du lit, j'le sentais venir ça. Ah ouais super ! Fait chier...
- Et sinon tu fais quoi ce soir, nan parce que justement ...
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plutôt crever que de passer la soirée avec toi. Ah ouais c'est gentil mais en fait ce soir j'suis blindée, tu sais le taff... et puis la Star Ac, c'est tellement plus passionnant que tes conversations à la con.
- Oh c'est trop dommage, mais file-moi ton numéro, j'l'ai plus depuis qu'tu as changé, comme ça si j'ai un plan je ...
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M'oublie, s'il te plaît, ça me ferais plaisir, et puis trouve toi une copine, tu m'emmerdes à t'acharner. Hmm'okai, euh... mais j'te préviens là en ce moment c'est super tendu, j'sors quasiment pas et ... même si c'n'était pas le cas j'te dirais la même chose pourvu que ça me dispense de ta présence.
- Et sinon t'as quelqu'un en ce moment ?
- Non,
quelle conne... Enfin pas vraiment, c'est compliqué, mais bon tu m'connais, j'aime pas les trucs sérieux.
- Ouais je sais, moi non plus, c'est carrément mieux ...
-
Oh ta gueule tu m'gonfle. Oki, bon c'est pas tout ça mais en fait j'suis super pressée j'ai seulement 3h pour rentrer chez moi qui se trouve à environ 10m d'ici...
- Ouais pas d'soucies, ça m'a fait super plaisir...
- Moi aussi,
ou pas Allez, Salut !
- Ciao, à plus !
-
putain, l'était temps !
- Au fait ...
-
quoi encore !? Oui ?
- J'ai faillit oublier ton numéro !
-
Et merde .... presque !



- Moi -

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# Posté le jeudi 07 décembre 2006 12:51

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 16:48

Le coup de fil

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4h00 du matin, l'heure idéale pour recevoir le message implorant d'un ex égaré dans ses pensées tourmentées. « Tu me manques », « je pense à toi », « je regrette ». Autant de salades prêtes-à-consommer qui foutent la gerbe par leur manque de fraîcheur. Viennent ensuite les questions que je déteste « tu penses encore à moi ? », « tu trouves pas ça triste ?» Non, je ne pense pas à toi, et si, je trouve ça triste de me faire réveiller par un crétin alambiqué par des semaines de ressassement des mêmes faux souvenirs. Si je trouve ça triste que tu sois si mou, pâteux, si gluant, si coulant. Telle la cire des bougies romantiques des fleurs bleues masculines new generation, dont cela dit en passant tu uses et abuses pour conforter ta vision chevaleresque de l'amour pur et magnifique, tu fonds trop vite et te répands partout. Beurk ! Pathétique élan de courage sentimental, ne va pas jusqu'à te sentir obligé de m'appeler pour me faire partager le débordement lacrymal de tes nuits blanches. Je m'en fous déjà quand je suis dans de bonnes conditions, alors les mots me manquent pour te décrire à quel point tout ça m'indiffère et m'agace quand tu me réveilles pour ça. Oublie donc mon numéro. Oublie ma tête et mon existence. Zappe donc les souvenirs réchauffés des moments que tu as mal interprétés. Rien n'avait pas de sens pour moi.

- Toi -

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# Posté le dimanche 03 décembre 2006 10:54

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 16:49

J'ai le vertige....

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Avant j'me torturais pas autant, je rêvais d'aller très haut, très vite et trèèèèèès longtemps, mais bon à cette époque je faisais plutôt de très courtes envolées, j'dépassais pas souvent le toit des immeubles et en général j'me cassais un peu là gueule, ou celui qui m'accompagnait, mais jamais rien de bien méchant. Puis un jour j'ai trouvé un copilote plutôt sympa qui ne demandais qu'à voler avec moi, et après l'avoir fait poiroter dans la file d'attente un moment, j'ai décidé de faire un vol d'essai, qui s'est rapidement transformé en vol long courrier.
On est monté ensemble jusqu'au-dessus des nuages et après une euphorie, liée à l'altitude sûrement, la découverte des continents étant faite, une routine s'est installée, on passait toujours au-dessus des mêmes endroits, le continent "lycée", "l'île chez lui" un peu trop fréquentée pas la population "les potes" à mon goût, mais moi tant que je restais dans ma bulle au-dessus de mon nuage, je ne me plaignais pas trop, même si j'avoue que j'avais un peu oublié de réserver des places pour que mes amis monte avec moi, ma place dans le cockpit me ravissait. Et puis un jour j'ai appris que mon copilote pensait fortement à changer de compagnie et qu'il préférait que je ne le suive pas, alors la bulle a éclaté et je suis tombée de l'avion sans parachute. Même si heureusement pour moi, Toi, tu étais là pour adoucir ma chute, elle fût quand même longue et l'atterrissage très douloureux.
Mais après avoir réussit à à peu près me relever, l'envie de reprendre les airs s'est vite fait sentir, sauf que mon c½ur encore un peu lourd avait tendance à me ramener au sol un peu trop vite, en écrasant plus ou moins les quelques malheureux qui s'étaient risqués à me suivre. J'ai donc pris la décision de ne plus faire de hauts vols mais plutôt du parapente, c'est pas très risqué, on voit du paysage, et puis on ne va pas assez haut pour avoir peur du vide. C'est super bien le parapente, je conseille ça à tout le monde, surtout en changeant d'endroit à chaque fois, mais pensez à ne pas en faire trop près de chez vous, certains spectateur sont médisants du fait de changer de moniteur à chaque vol, le genre de personne qui se contente de monter sur un télésiège et de ne plus le quitter. Bref, je recommande tout de même le parapente. Enfin pas pour toute la vie, parce qu'arrive un moment où, on a beau changer de partenaire de vol, le paysage ressemble beaucoup à ceux déjà vus, et puis les sensations ne sont pas non plus extrêmes à cette altitude, et même avec certains moniteurs qui sont très doués, il arrive que leurs têtes pastèques et leurs chevilles enflées tendent à nous inciter à rester au sol.
Le parapente ne m'intéresse plus. Je suis blasée, j'ai envie de hauteur, de planer un peu plus, un peu plus longtemps, d'aller plus loin, voir d'autres continents... Mais soit mon vertige me tétanise, soit le copilote présumé ne m'inspire pas confiance et après 2 3 décollages je décide de rentrer au bercail. Enervée de ne pas trouver celui que je cherche, je reprends de temps à autre le parapente, avec mes fameux moniteurs préférés, toujours aussi prétentieux et imbus d'eux-mêmes.
Alors pour l'instant tout ce que j'ai c'est que quand je suis en l'air sous ma petite toile en triangle, je peux rêver que je suis tout là haut dans un jet privé à 10 000 km au-dessus d'ici avec un homme qui planerait autant que moi.



- Moi -

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# Posté le vendredi 17 novembre 2006 12:48

Modifié le mercredi 07 février 2007 10:19